DAF Quel futur pour un dirigeant clé

Le métier de DAF, comme beaucoup d’autres, dans l’entreprise est en pleine mutation.

L’entreprise, elle-même, se dirige vers un nouveau type. Celui du tout externalisé. Chaque service est réalisé par une entreprise externe, dépendante ou pas de la maison mère. Cela va dans le sens de l’histoire et répond aux attentes des dirigeants qui ne supportent plus de devoir gérer des salariés omnipotents et capricieux. Les sociétés quelque soit leur taille doivent devenir des « contenant » agiles qui s’adapteront à leur écosystème et feront évoluer leur(s) métier(s) pour répondre au mieux à la demande du marché et pérenniser leur existence. Le cycle des dépositaires d’une pensée unique, et d’une rente de fait, est sur le point de finir.

Le DAF est un acteur clé de cette métamorphose. Il n’est plus l’acteur principal, comme dans la génération des entreprises des années 80 (60 pour celles des US) dont le métier était d’optimiser les dépenses pour garantir des marges « illusoires » dans un contexte de vente en chute libre et de récession économique. Une société dont ses entreprises sont basées sur une pensée systématique de dégradation de la valeur par l’application du prix le plus bas, que ce soit sur les ventes ou sur les achats, ne peut que mourir à terme.

La préservation de la marge est la solution mais dans un marché mature dont le renouvèlement est difficile, l’activité ne peut pas être pérennisée par le prix le plus bas possible. Les acteurs ont besoin de marge pour vivre. Il faut éduquer les consommateurs sur le fait que tout à un prix justifié (et non excessif) et qu’il est normal qu’ils ne puissent pas se l’offrir. Je suis conscient que cette démarche fait disparaitre des centaines d’entreprise qui vivotent grâce à des petites arnaques mais cela ne peut pas durer, notamment pour des questions de durabilité des ressources, car il en va de notre responsabilité sociétale.

Mais une question se pose. La formation initiale des DAF est-elle la plus à même de leur permettre de faire face à cette mutation des besoins. La question se posera d’une façon tout aussi prégnante pour les DRH qui sont largement sous formé. Le temps où ce service se satisfaisait de gérer les congés payés, les bulletins de paie et les formations, financièrement assistées, est révolu.

Il est temps de gérer cette évolution.