Et si l’Ubérisation c’était vous ?

Initialement publié sur LinkedIn le 07 Oct 2015
(c) Fotolia TEN

(c) Fotolia TEN

L’UBERISATION est avant tout un mouvement d’ouverture sur la connaissance…
et d’opportunisme.

Elle apparait lorsqu’il y a un client non satisfait, au sens de non pris en charge, d’une part et/ou un outil de production non utilisé, d’autre part. Cela sous entend que tous les propriétaires d’outil de production, quels qu’ils soient, seront amené à rentabiliser leur outil via un service de proposition. Ou voir leur activité « Ubérisée » par d’autres.

En d’autres termes, la connaissance du besoin client d’un côté et des disponibilités des outils de l’autre ouvrent l’espace à des intermédiaires qui relient les deux. S’il est possible que ces intermédiaires surgissent dans votre métier, c’est que les propriétaires de l’outil de production n’ont pas fait leur travail (notamment de trouver leur cible). Il se peut même qu’ils aient actuellement une situation suffisamment confortable pour ne pas avoir besoin de s’étendre, de travailler plus. Mais alors comment décrier les nouveaux venus qui répondent à une demande bien réelle ?

L’UBERISATION est née de la réponse à un besoin. Pas de clients, pas d’activité. C’est aussi simple que cela.

Vous vous demandez comment ne pas être « ubérisé » ?

Prenez le temps de voir si votre outil de production, que ce soit des chambres, des places de cinéma, des machines outils ou des taxis, est disponible… et dans quelles conditions. Selon quelles modalités pourrez-vous (les moins couteuses et les plus rapides, évidemment) les mettre à disposition de vos prospects.

Trouvez de nouvelles cibles client que vous n’adressez peut-être pas aujourd’hui. Ayez une écoute active et constatez les besoins des utilisateurs dans votre contexte d’activité. Mettez-vous à leur place !

Si vous positionnez à ce rôle un cadre senior qui a fait toute sa carrière dans votre secteur alors vous n’aurez probablement pas de réponse.

Choisissez quelqu’un qui vient d’un autre secteur, qui aura un regard neuf sur votre potentiel et qui n’aura pas d’aprioris historiques, ni de scrupules à proposer une nouvelle stratégie disruptive. Oubliez les consultants qui dans la majorité des cas ne vous disent que ce que vous voulez entendre (ce n’est pas un jugement de valeur, c’est une obligation de survit pour eux). N’espérez pas non plus un vaillant résultat en utilisant un stagiaire à ce poste. Il faut une vision, large et curieuse, une maturité certaine pour assumer ce rôle qui va en fâcher plus d’un dans votre organisation et une structuration pour ne pas pénaliser l’organisme en prenant de mauvais chemins.

Il y a tellement d’opportunités devant vous.
Mais elles sont dans votre dos dés lors que vous vous retournez !