La carpe et le lapin

« Ne nous laissons pas pour autant abuser par les chimères d’un récit originel opposant systématiquement les valeurs positives des débuts d’Internet à leur dévoiement contemporain : ce qui est en jeu est moins une lutte de valeurs que la redéfinition de leur portée politique émancipatrice.

Les nouveaux sachant de la Silicon Valley, qui construisent la société de demain sans toujours rendre des comptes à celle d’aujourd’hui, ont en effet moins abandonné les valeurs fondatrices qu’ils ne les ont vidées de leur sens politique. »

Benoit THIEULIN, 2015

Voila résumé en deux phrases la pensée de notre ami B. THIEULIN sur la déviance économique de l’internet philosophique. 399 pages (couvertures comprises) pour donner un chemin à suivre à nos dirigeants perdus face à la révolution numérique. Mais les précédents l’étaient-ils moins face aux révolutions déjà totalement digérées?

Si vous ne lisez pas tout le document au moins prenez le temps de lire l’introduction de notre ami. Car il pose de vraies questions.

Avons-nous tout pour réussir ? Presque
Avons-nous des résistances ? Oui, beaucoup.

Dans les faits, tous ceux qui dans le modèle actuel ont une rente. Cela comprend l’état qui par une nécessité excessive de fonds à redistribuer va limité le développement de nouveaux acteurs.
Constatons que le CNNum regarde ces évolutions comme une nouvelle façon de taxer une activité collaborative pour limiter la grogne de ceux qui aujourd’hui déjà payent une taxe sur leurs activités.

Ce n’est pas tant un problème d’adoption, les entreprises n’avancent pas toutes à la même vitesse, ce n’est pas indispensable, mais plutôt un niveau de revenu attendu qui tarde et qui souvent met en péril de bonnes idées.

De quoi avons-nous besoin ?
Avant tout d’une réforme de l’état qui baisse son besoin annuel de fonds, qu’il gagne en compétitivité par rapport aux autres pays.  Mais je constate que nous n’allons pas vers ce modèle d’état économe pour libérer l’innovation.
Alors ne comptons que sur notre propre force pour faire avancer ces nouvelles pratiques et disons que les autres nous suivront contraints ou forcés par le marché.