Quel sécurité voulez-vous ?

Nous sommes à un tournant très symbolique. Quelle sécurité voulons-nous et quel empiètement « potentiel » sur notre vie privée allons-nous accepter ?

Une fois que le texte sera passé, il sera difficile de revenir en arrière. C’est pourquoi, il faut accompagner sa rédaction, et dés maintenant, en fixer des limites raisonnables qui assurent aux citoyens la liberté à laquelle ils aspirent sans pour autant perdre les moyens d’actions qui permettront aux forces de l’ordre de maintenir, d’accroitre ses moyens de détection, de prévention et finalement de protection de la population.

Il est également temps de positionner des limites qui permettront aux services d’assurer la surveillance nécessaire tout en préservant les libertés individuelles. Il ne m’appartient pas de déterminer quels sont ces motifs légitimes. Ils sont fluctuants en fonction de la maturité de la société et de l’évolution de celle-ci. Nous le savons tous, la première de ses motivations est la politique avec son bras armé l’influence[1], la seconde est évidemment la religion. Même si, nous le savons, la grande majorité des mouvements offensifs sont avant tout guidés par le pouvoir. Ils se servent du cultuel comme légitimation de leur action, prétextes bienvenus puisqu’ils permettent de cristalliser les consciences et de fédérer la population autour de fausses « vraies » idées.

Comme pour tout écosystème intensément éclaté, et la guerre que nous menons l’est sans aucun doute, avec des individus et des représentants très éparpillés à peine reliés entre eux, deux méthodes s’offrent à nous :

  • La première consiste à ratisser large et à espérer qu’une information déterminante soit identifiée. Je ne vous cache pas que cette méthode est pour le moins très aléatoire. Bien plus que la pêche aux poissons qui ont le mérite de se déplacer en bans. Il existe d’ores-et-déjà des moyens pour mettre en œuvre cette méthode, la systématiser et organiser une collecte qui sera, à n’en pas douter, très coûteuse en hommes, mais il est difficile de faire autrement. Souvent, la mise en place de cette méthode se réalise après un incident de haute intensité car elle nécessite des budgets importants.

Une autre solution est possible. Si l’on applique les principes de la dématérialisation des actions et de la gestion décentralisée des données, il est envisageable de mettre en œuvre une autre stratégie. Faire faire le travail aux extrémités de la capillarité du système et dégager des ressources qui réalisent des tâches de fourmis nécéssite des personnels en trop grand nombre.

  • Il faut mettre en œuvre un système qui permette à chaque individu (chaque citoyen doit pouvoir devenir acteur) d’identifier à son niveau des indices qui seront remontés, compilés et enfin mis en regard pour déterminer des schémas de comportement qui identifient des situations « à risque ». Ce sont ces dernières qu’il faudra ensuite classer et contrôler de manière plus rigoureuse et finalement mettre sous cloche pour en identifier chaque mouvement. Cette façon de faire a le mérite de ne pas mettre tous les individus sous la loupe et de cristalliser toutes les peurs viscérales de la population.

Nous devons procéder à une réaffectation des ressources financières pour assumer des rôles régaliens et limiter les dépenses qui nous privent de moyens efficaces et actifs immédiatement. Il faut, par ailleurs, pouvoir remettre en cause ces solutions très vite car nous ne sommes plus au temps de la ligne Maginot, qui déjà en son temps, s’est révélée inefficace pour faire face à une invasion de l’ennemi identifié.

Notre action doit pouvoir évoluer à grande vitesse car nous serons toujours moins rapides à contrer nos adversaires. Gardons à l’esprit qu’il y a plus d’intelligence à l’extérieur des services qu’à l’intérieur, comme pour toute organisation. Ce n’est pas faire injure à nos collaborateurs, qui individuellement sont très bons, que de dire cela.
C’est faire un constat qui nous rend humble face à la tâche à accomplir.

 

[1] L’influence agit également sur le terrain de la consommation, des loisirs et de l’occupation des esprits pour un meilleur maintien de la population dans l’état qui convient le mieux. Cette question devra être traitée avec la même approche sur les limites acceptables. Car dans ce contexte international, nous nous laissons espionner sans aucune limite par les acteurs du secteur digital et leurs clients, les annonceurs.

Mais il parait que « nous le valons bien » !

Ce n’est pas si simplet… et pas si compliqué

4freins

Est-ce aussi simple ?  Quatre phrases pour décrire des blocages.
Si seulement, c’était aussi simple.

Dés lors que le Dirigeant de l’entreprise est impliqué, le reste suit. Que la méthode soit agile ou pas. Le reste des troupes craint tellement la fureur du dirigeant, qu’il ne fait que suivre en perdant tout esprit d’initiative ou même critique.

Lorsque le Dirigeant ne dirige par le projet, c’est autant la Bérésina, Mais c’est dommage qu’en France, les jambes tremblent lorsque la Direction ne prend pas les choses en main.

Ce n’est pas toujours un problème de budget, les solutions simples, peu couteuses sont aussi celles qui sont les plus simples à mettre en oeuvre et par la suite à faire évoluer pour accompagner le changement et l’évolution des besoins. Les structures Françaises sont sclérosées par des choix technologiques qui impactent le budget pendant 15, 20 voir 30 ans. Ces investissements limitent l’évolution, le moment venu, par un amortissement trop lourd à porter.

La rigidité des organisations est le corolaire des précédentes. Bien plus intéressé par le pouvoir qu’engendre le nombre de collaborateurs et la hauteur des investissements, plutôt que l’agilité et la rapidité que confère une organisation qui sait s’adapter et répondre aux besoins du marché.

Mais alors, c’est peut-être notre façon de recruter qui génère ces problèmes. Nous ne faisons que reproduire des pratiques ancestrales mettant systématiquement en avant des diplômés faussement impliqué.

Au moins, cela nous laisse une marge de progression.

 

Du bon sens naitra la réussite

Citation

« Même dans les grandes entreprises,
vous n’avez pas besoin, en règle générale, de montagnes de données pour pouvoir en tirer des bonnes analyses :
Il vous suffit de vous poser les bonnes questions,
et les petites entreprises sont tout aussi capables de se poser les bonnes questions que les grandes entreprises »

Matt Assy
Vice-Président de 10Gen

Il faut repartir de ce que l’on a détruit, pour recréer de la valeur

En réalité, on ne part que très rarement de rien. Ce serait comme dire qu’avant nous il n’y avait rien. Autant dire, tout de suite, qu’après nous le déluge.

Donc, je vais repartir des nombreux posts (au sens de petits articles) postés sur le site de LaTribune à partir de mi-2006, qui quelques fois ont-été repris sur l’éditions papier, et tous les posts publiés, ici où là, ces dernières années.

Souvent, j’ai utilisé ces articles comme des introductions pour expliquer à mes étudiants tel ou tel point de l’actualité, de la vie trépidante des entreprises et du monde du digital.

Désolé pour tous ceux que je vais, par mes mots, froisser !

J’assume totalement mes textes, cela n’engage que moi et en aucun cas l’une ou l’autre des entreprises ou écoles dans lesquelles j’officie. Souvent, elles me recrutent pour mon impertinence, la transparence de mes propos, ma capacité à remettre en question des allégations trop vite admises par le commun et ma capacité à dépasser des limites que nous nous fixons nous même.

N’hésitez pas à m’écrire pour me donner votre point de vue.

J’adore confronter mes idées à la dure réalité du regard des autres et partager une position qui va dans le sens du bien commun. Elle sera souvent en opposition avec l’intérêt du particulier.

N’attendez pas de moi une position consensuelle, politiquement correcte ou amicale.

 

Recrutement pour des résultats efficaces – 1

Vaut-il mieux un commercial qui se met à la technique ou un technicien qui vient au commerce ?

Voila une belle question qui suivant les secteurs aura ses disciples. Mais finalement, dans toutes les situations, ce qui compte, c’est l’implication de la personne.

Rester sur ses acquis, voila ce qui EST le problème (diplôme, expériences passées, éventuelles réussites). Ne pas prendre, RÉELLEMENT, en compte les besoins de son prospect mais tenter de lui faire croire que sont produit sait tout faire et répond parfaitement à ses attentes dans le budget imparti.

Vous pouvez obtenir de très bons résultats avec des néophytes dont l’implication ne tarde pas à combler le champ technique car finalement ce qui compte, c’est l’ouverture d’esprit à prendre en compte les problèmes des prospects/clients et étonnement ce n’est pas d’offrir le meilleur produit ou service de la Terre, dont il n’a pas forcément l’utilité.

ET inversement, un profil très technique peut devenir un très bon communicant, un vendeur émérite et exceller dans son secteur d’activité. Il aura plus facilement de bons résultats sur un marché en cours d’équipement et deviendra vite dépassé dans un marché de renouvellement ou à la concurrence fait rage à l’instar de la transformation que nous avons connue entre les deux phases d’entreprise entre la période 45-70 et 70-80.

Dans la première période ce qui comptait, c’était le côté technique de l’ingénieur, le dirigeant  devait-être capable d’inventer de nouveaux processus de fabrication, de produire plus pour répondre aux besoin et finalement de prendre le marché. Dans la phase suivante, les stocks s’accumulent et ils deviennent plus difficiles à écouler. Le stock est très couteux, souvent négligé, il porte un poids considérable dans le budget de l’entreprise. A cette phase, le manager d’une entreprise qui gagne est celui qui a les compétences pour présenter autrement et vendre son stock. Aujourd’hui, on nous vend la même réalité au travers des concept de mise en œuvre d’une meilleure « storytelling », plus l’histoire sera belle et plus vous obtiendrez l’engagement de vos prospects, car les gens on oublié que le commerce n’a pas débuté dans les années 80.
Mais ce ne sont là que 2 des 5 phases du cycle de vie d’une entreprise.

Au vu de mon expérience, cette dernière démarche, technicien qui devient un vendeur, me semble plus difficile car l’acquis l’emporte trop rapidement sur la capacité à ce mettre au niveau de son interlocuteur.
Mais toute règle énoncée à ses contre-exemples… et heureusement.